Réseau Autonomie Crest
Un archipel de Groupes autonomes reliés : coopérer, autogérer, mutualiser, s’entraider...

Objectif : 500 personnes actives à Crest !

pour basculer enfin vers une bien meilleure société

lundi 23 avril 2018, par David M.

Certaines études et réflexions indiquent que pour faire basculer une société vers autre chose, vers une vie meilleure (solidarité, partage, résilience, égalité sociale, écologie, démocratie réelle...) il suffirait d’environ 10% de la population vraiment active.
Ce nombre, par sa visibilité et sa force d’action, créerait un point de bascule, un effet d’entraînement, de contagion, menant à la sortie rapide du système actuel et parallèlement à l’émergence d’une société soutenable réellement au service de toustes.

Objectif : 500 personnes actives à Crest !

On voit bien partout dans l’histoire que les trop petites minorités ne peuvent changer le cours des choses. Elles peuvent adoucir certains aspects, permettre à leurs membres de vivre mieux, initier quelques réformes utiles, mais le système n’est pas affecté dans ses bases et ses directions, comme un train fou il continue sa route destructrice qui ravage tout.

A Crest par exemple, les quelques dizaines de personnes qui s’activent actuellement de manière régulière dans différents domaines pour faire bouger les lignes ne sont donc pas assez nombreuses. (sans parler aussi du fait qu’elles ne sont pas encore assez en lien ni assez organisées)
Si on ne compte pas les trop jeunes ou les trop vieux, on peut estimer à Crest à 500 personnes le nombre nécessaire pour que vienne un basculement profond et transversal.

les actions de transformation écologique, sociale et politique doivent être intégrées à notre vie quotidienne, faire partie intégrante de nos vies

Il faudrait donc atteindre rapidement à Crest ce nombre de 500 personnes actives régulièrement dans ce Réseau et d’autres similaires.
Pour ça, il faudrait qu’un grand nombre de personnes changent leurs perspectives et engagements. Qu’elles comprennent que les actions de transformation écologique, sociale et politique doivent être intégrées à notre vie quotidienne, faire complètement partie de nos vies, et que tout est lié. Il n’y a pas l’écologie ou la politique de l’autre, les questions de travail ou de transports de l’autre, etc.
Elles ne doivent donc plus déléguer leur « pouvoir d’agir » à quelques politiciens, associations ou militant.e.s. Nous devons analyser et adapter nos vies, notre travail, nos loisirs, nos activités pour qu’un engagement régulier et sur le long terme soit possible.
En laissant d’autres faire, ou en agissant de manière épisodique, discontinue, saupoudrée, quand il fait beau ou qu’on a un petit trou dans notre planning ne permettra pas de changer le cours des choses.
Nous devons donc modifier l’ensemble de nos existences, réorganiser nos vies avec l’aide et la solidarité des autres, choisir entre l’important et l’accessoire, mettre des priorités, trouver ensemble des solutions pratiques pour que ce soit possible, et même attractif.
Par exemple : garderie auto-gérée, jardins collectifs, lieux collectifs partagés, coopératives à but non lucratif, caisses de solidarité, partage de véhicules, soutiens mutuels en cas de difficultés passagères ou de répression, etc.

Ca peut paraître difficile, austère, mais en fait une fois qu’on a goûté à la créativité collective, à la puissance collective, à la liberté de vivre, une fois qu’on s’est habitué à vivre autrement et à s’auto-organiser, une fois qu’on est un peu nombreux.ses et que de plus en plus de choses se font, c’est assez facile, moins difficile en tout cas que survivre seul.e dans son coin livré.e aux lois implacables du marché et de la compétition, à la merci du bon vouloir des riches et des puissants (patrons, élus, propriétaires...).
Un engagement régulier peut même devenir jouissif, apportant plus de plaisirs et de satisfactions qu’une vie résignée où on subit le système, ou qu’une vie de consommateur qui ne pense que fringues, vacances, apéros, concerts, bien être...

il y a de la place pour tous les types de personnes

Et dans ces engagements, il y a de la place pour tous les types de personnes, pour tous les âges, pour divers compétences et modes d’actions, les champs d’activités sont immenses.
Des formations peuvent aider à être plus autonome, et des temps « culturels » variés peuvent servir à débattre et réfléchir, à approfondir les thèmes, à créer une culture commune.
Et bien sûr, avec 100 ou 200, on pourrait déjà faire beaucoup de choses, ce serait déjà énorme.

Le présent et l’avenir dépendent de nos choix, à chacun.e de creuser ce qu’il-elle désire vraiment.
500 personnes actives régulièrement à Crest pour construire une bien meilleure société, ça n’a rien d’impossible. Il ne tient qu’à nous de le vouloir et d’en être.

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